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Mieux comprendre l’impact de l’environnement sur la santé dans une commune d’île-de-France — Biogaz : L’Afsset rend un avis favorable pour l’injection de certains types de biogaz dans le réseau de gaz naturel — Identification de marqueurs génétiques de prédisposition à l’asthme dans la petite enfance interagissant avec l’exposition au tabac — Première pierre d’AQUASIM, la grande plateforme de l’eau — Perception du bruit par les salariés — Bilan des incidents de transport de matières radioactives à usage civil.


 Mieux comprendre l’impact de l’environnement sur la santé dans une commune d’île-de-France. 
> En savoir plus sur le site de l’Afsset sur le site de l’InVS

Séance de restitution générale des résultats et conclusions du programme pilote d’études environnementales et sanitaires sur Champlan. 13 novembre 2008.
Située à 18 km au sud-ouest de Paris, hors du coeur dense de l’agglomération, la commune de Champlan est l’exemple type d’une commune en zone périurbaine où la forte proportion d’espaces non constructibles a conduit à une urbanisation éclatée mélangeant infrastructures de transport, zones d’activités, zones habitées et zones agricoles ou naturelles.
Cette commune d’environ 2 400 habitants concentre, sur son territoire ou à proximité, différentes sources de nuisances. Le réseau routier y est particulièrement dense avec la convergence de plusieurs axes majeurs de circulation (A6, A10, RN20, RN188). Par ailleurs, Champlan est survolée à basse altitude par les avions à l’approche ou au départ d’Orly. De plus, la zone industrielle de Massy, à proximité, comprend plusieurs installations classées pour la protection de l’environnement (chaufferie, usine d’incinération d’ordures ménagères). Enfin, la commune est traversée par des lignes électriques à très haute tension.

Biogaz : L’Afsset rend un avis favorable pour l’injection de certains types de biogaz dans le réseau de gaz naturel
> En savoir plus sur le site de l’Afsset

L’Afsset a été saisie en septembre 2006 par les ministères en charge de la santé, de l’écologie et de l’énergie afin de procéder à une évaluation des risques sanitaires pour les usagers, à leur domicile, lié à l’injection de biogaz dans le réseau de distribution de gaz naturel.
L’expertise collective a mis en évidence le manque d’exhaustivité des données sur la composition chimique et microbiologique des biogaz épurés, mais également du gaz naturel ainsi que de leurs résidus de combustion.
L’expertise collective a donc privilégié des scénarii protecteurs et maximisé les expositions pour rendre ses conclusions.
Sur la base de cette expertise, l’Afsset rend son avis. L’agence considère qu’il n’y a pas de risque sanitaire spécifique lié à l’injection dans le réseau de certains types de biogaz épurés, comparativement au gaz naturel.

Identification de marqueurs génétiques de prédisposition à l’asthme dans la petite enfance interagissant avec l’exposition au tabac
> En savoir plus sur le site du CEA

Des équipes de recherche françaises viennent d’identifier des marqueurs génétiques favorisant l’apparition de l’asthme durant la petite enfance et dont l’effet est renforcé par une exposition précoce au tabac.
Ces résultats ont été obtenus dans le cadre de l’Etude épidémiologique des Facteurs Génétiques et Environnementaux de l’Asthme (étude EGEA) et sont publiés dans l’édition du New England Journal of Medicine du 15 octobre 2008, accompagnés d’un éditorial. L’intérêt majeur de ces découvertes est l’identification d’interactions entre facteurs génétiques et environnementaux qui interviennent à un stade précoce du développement de l’asthme, permettant ainsi de mieux en comprendre les mécanismes physiopathologiques et de conduire au développement de stratégies de prévention ciblées et de nouvelles thérapies. L’identification des interactions gènes-environnement est l’un des enjeux majeurs actuels de la recherche génétique.
L’asthme est une maladie inflammatoire bronchique, complexe et hétérogène dans ses manifestations. Son développement est favorisé par l’association d’une prédisposition génétique et d’une exposition à des facteurs liés à l’environnement et au mode de vie. Plus de 300 millions de personnes en sont atteintes à travers le monde, dont 40 % d’enfants. En France, l’asthme concerne environ 3,5 millions de personnes et occasionne chaque année environ 2 000 décès.

Première pierre d’AQUASIM, la grande plateforme de l’eau
> En savoir plus sur le site du CSTB

Après avoir fait souffler le vent, le chaud et le froid dans la soufflerie climatique Jules Verne, après avoir modélisé toutes sortes de phénomènes physiques dans sa salle immersive Le Corbusier, le CSTB s’affirme une nouvelle fois comme un acteur à la pointe de la Recherche et du Développement en matière de bâtiment et de cadre urbain. Aquasim, centre d’études et d’essai sur le cycle de l’eau, ouvrira ses portes en décembre 2009. La première pierre a été posée le 24 octobre dernier.
Reproduire le cycle complet de l’eau, depuis sa collecte, un jour de pluie, jusqu’à son rejet à l’égout en passant par sa circulation dans des circuits de plomberie (éventuellement usagés…), son traitement et pourquoi pas sa récupération totale : tel est l’objectif de cet équipement unique. Jean-Michel Axès, directeur du CSTB de Nantes, explique : "La gestion environnementale de l’eau, à l’échelle du bâtiment et de sa parcelle est méconnue. D’un point de vue scientifique, c’est un maillon manquant de la chaîne. Aquasim vient très naturellement combler cette inconnue." A l’heure de la prise de conscience collective des enjeux liés au changement climatique et à la dégradation qualitative et quantitative des ressources en eau, force est de constater que l’approvisionnement en eau potable apparaît comme un nouveau défi.

Mieux estimer le bruit perçu par les salariés
> En savoir plus sur le site de l’INRS

En complément des mesures de protection collectives, l’usage de protecteurs individuels contre le bruit (PICB) est un moyen largement répandu dans les entreprises pour réduire les risques liés au bruit. Or, la protection réelle offerte par ces équipements est souvent surestimée. L’INRS propose aujourd’hui une méthode et des outils pour estimer le niveau sonore réellement perçu par les salariés portant des protecteurs antibruit.
En matière de prévention des risques liés au bruit, la réglementation impose aujourd’hui de ne pas dépasser une valeur limite d’exposition (VLE) fixée à 87 dB(A) pour 8 heures. Le respect de cette valeur limite doit prendre en compte la protection acoustique procurée par les protecteurs individuels contre le bruit (PICB : serre-tête, bouchons d’oreille, casque…).
Le niveau de protection réel des PICB est souvent surestimé. Bien qu’ils soient équipés de PICB supposés les protéger des nuisances, certains salariés se trouvent ainsi exposés à des niveaux sonores supérieurs à la valeur limite. Ceci pour 2 raisons majeures ...

Bilan des incidents de transport de matières radioactives à usage civil : l’IRSN tire les enseignements des évènements déclarés entre 1999 et 2007
> En savoir plus sur le site de l’IRSN

Quelque 900 000 colis de matières radioactives à usage civil sont transportés chaque année en France. La grande majorité de ces transports concerne des matières radioactives utilisées dans le domaine médical, pharmaceutique, industriel ou immobilier. Les transports de matières radioactives liées au cycle du combustible nucléaire ne représentent en effet que 15% des transports.
Il existe une grande variété de matières transportées qui diffèrent par leur poids (de quelques grammes à plusieurs dizaines de tonnes), leur forme, leur activité, leur conditionnement… Les risques associés sont également divers : contamination radioactive, exposition externe aux rayonnements ionisants, risque chimique…
Dans son rôle d’appui technique des autorités de sûreté et de radioprotection, l’IRSN a une mission d’expertise qui couvre la conception, la fabrication, les essais de mise en service et l’exploitation des emballages et systèmes de transport. L’Institut participe également à la gestion et à l’analyse des évènements survenant au cours des transports de matières radioactives. Dans ce cadre, l’IRSN gère notamment une base de données qui recense les écarts, anomalies, incidents et accidents déclarés (dénommés de manière générique « évènements ») relatifs à des transports.




© Anses - mise à jour le : dimanche 5 septembre 2010