Qualité de l’air dans les écoles et les crèches — Copenhague J-100 : un site d’information à destination du grand public — Publication du rapport sur les algues vertes — Votre appareil est-il contaminé aux PCB/PCT : quelles sont vos obligations ? — Nomination du directeur général de l’Afssa — Les véhicules diesel sont responsables de niveaux de dioxyde d’azote (NO2) — Fibres d´amiante — Étude de la répartition spatiale des cancers possiblement liés à la pollution des sols par les pesticides organochlorés, en Martinique — Sols pollués et santé — Les conséquences sanitaires de l’exposition environnementale à l’amiante.
Qualité de l’air dans les écoles et les crèches
> pour en savoir sur le site du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer
Lancement d’une campagne nationale d’expérimentation de la surveillance de la qualité de l’air dans les écoles et crèches françaises. Une première campagne de mesures dans 150 établissements. Au total, 300 établissements seront concernés par cette expérimentation entre 2009 et 2011.
Les mesures porteront sur le confinement le formaldéhyde et le benzène. Elles seront réalisées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), avec l’appui technique et organisationnel, au niveau national, de l’INERIS, dans le cadre de ses missions au sein du Laboratoire central de Surveillance de la qualité de l’Air, du Conseil Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), et d’AIRPARIF pour les établissements franciliens. Une synthèse globale des résultats sera réalisée en juillet 2010. Cette expérimentation est un des engagements du projet de loi « Grenelle 2 » qui prévoit de rendre cette surveillance de la qualité de l’air obligatoire d’ici 2012. Elle s’inscrit également pleinement dans les priorités du 2e plan national santé environnement 2009-2013 (PNSE 2) qui prévoit notamment un étiquetage sanitaire des produits de construction et de décoration ainsi qu’une aide significative au développement de conseillers en environnement intérieur.
A 100 jours du début de la Conférence de Copenhague, Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, lance à partir d’aujourd’hui un site Internet pour sensibiliser les Français aux enjeux de ce grand rendez-vous international sur le climat qui se déroulera du 5 au 18 décembre.
Les principaux points à retenir :
Le rapport se base sur des mesures réalisées à Saint-Michel en Grève le 13 août 2009.
Il confirme que la décomposition des algues vertes est susceptible d’émettre des gaz qui peuvent être dangereux pour la santé à certaines concentrations.
Le principal composé mis en évidence, l’hydrogène sulfuré, est toxique par inhalation. L’étude a mesuré des valeurs très localisées présentant un risque mortel en cas d’exposition pendant une durée de quelques minutes.
Ces circonstances étant liées aux conditions de décomposition des algues échouées sur les plages, le rapport confirme le rôle crucial du ramassage de ces algues, assorti de mesures de prévention pour les travailleurs et les promeneurs.
1. Vous êtes détenteur d’un appareil électrique en fonctionnement dont l’huile pourrait contenir des PCB/PCT ?
2. Vous possédez un ou plusieurs appareils électriques ou matériels stockés (uniquement déposés sans être en fonctionnement) dont l’huile (ou d’autre composant) pourrait contenir des PCB/PCT ?
3. Vous réparez, récupérez, décontaminez, démontez ou vous faites de la maintenance (en dehors du lieu de fonctionnement de l’appareil) sur des composants ou des appareils électriques ou dont l’huile (ou d’autre composant) pourrait contenir des PCB/PCT ?
Liste des noms commerciaux (marques) liés aux PCB/PCT.
La réglementation relative aux déchets dangereux s’appliquant aux appareils électriques contaminés en fin de vie.
Rubrique 1180 de la nomenclature des Installations Classées relative aux PCB/PCT .
Les déclarations de détention d’appareils électriques contaminés aux PCB/PCT.
Marc Mortureux nommé directeur général de l’Afssa
> pour en savoir plus sur le site de l’Afssa
Marc Mortureux vient d’être nommé à la tête de l’Afssa. Il succède ainsi à Pascale Briand, qui a pris les rênes de la Direction générale de l’Alimentation au sein du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche.
Ingénieur des Mines, Marc Mortureux a travaillé aussi bien dans le secteur public que dans le privé. Son parcours l’a, en effet, mené de l’industrie à la Compagnie générale de géophysique, en passant par l’Institut Pasteur, où il a occupé le poste de Directeur général adjoint de 2005 à 2008.
L’Afsset appelle à une réaction dès maintenant.
L’Afsset attire l’attention sur le dioxyde d’azote (NO2) émis par les véhicules diesel. Cet irritant respiratoire, typique de la pollution due au trafic routier, n’a pas diminué depuis le milieu des années 90 en situation de proximité au trafic routier et continue de poser des problèmes sanitaires en agglomération (exacerbation de l’asthme, irritations respiratoires…).
La réglementation européenne « EURO » sur les émissions des véhicules a pris du retard sur la maîtrise des émissions de NO2. Elle a fait une priorité de la lutte contre les polluants organiques et les particules. Elle fixe ainsi des contraintes sur les émissions de particules pour les véhicules diesel qui entraîneront une généralisation des filtres à particules dans les années à venir. En contrepartie, elle a négligé le NO2, qui n’est aujourd’hui comptabilisé qu’au sein d’un agrégat, les oxydes d’azote (NOx).
Selon les scénarios étudiés par l’Afsset, si rien n’est fait, l’application des normes EURO successives sur les émissions des véhicules ne produira pas d’effet significatif sur ce polluant d’ici à 2014 (entrée en vigueur d’EURO VI et EURO 6). Il faudra maintenant attendre 2014 et la sixième génération de norme EURO avec de nouvelles réductions à l’émission sur plusieurs polluants (hydrocarbures et NOx notamment) pour envisager de premiers effets bénéfiques.
Pour ne pas attendre plus longtemps, l’Afsset recommande de prendre dès maintenant les mesures suivantes pour contrer les émissions de NO2 par les véhicules diesel.
Fibres d´amiante : l’Afsset recommande d’abaisser la valeur limite d’exposition en milieu professionnel
> pour en savoir plus, consulter l’Avis et lire le rapport de l’Afsset
Actuellement fixée à 100f/L, elle fait courir un excès de risque pour un travailleur de 3,3.10-3 (3,3 cas de cancers supplémentaires pour 1000 travailleurs exposés) qui ne peut être considéré comme acceptable. Dans un premier temps et sans plus attendre, l’Afsset propose de l’abaisser à 10f/L, en moyenne sur 8 heures, et de rejoindre ainsi le groupe des pays les plus avancés en matière de protection des travailleurs. Cela représente une diminution du risque d’un facteur 10.
Cependant, pour ce puissant cancérogène sans seuil de toxicité, seule la valeur la plus basse possible est acceptable (principe « ALARA »). L’Afsset recommande donc au ministère chargé du travail de réévaluer cette valeur régulièrement, afin de l’abaisser. Dans l’attente, elle rappelle aux employeurs la nécessité de limiter les expositions des travailleurs au strict nécessaire.
Ce dossier thématique présente les activités de l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans le domaine des sols pollués et de la santé. Il contient une introduction générale expliquant la problématique, puis présente les rapports, documents et outils utiles pour les épidémiologistes de terrain et les études réalisées. Il propose également des liens vers les sites internet de nos principaux partenaires qui approfondissent et/ou complètent les sujets abordés.
Pendant plus de 20 ans, des pesticides organochlorés (POC), principalement la chlordécone, ont été utilisés en Martinique pour lutter contre le charançon du bananier. Les incertitudes scientifiques relatives aux conséquences sanitaires chez l’homme d’une exposition aux POC, entraîne en Martinique un fort questionnement médico-social. Dans ce contexte, une étude d’incidence des cancers a été menée par le registre des cancers et la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Antilles-Guyane.
Les objectifs de cette étude visaient à étudier :
- la distribution spatiale des cas de cancers pouvant être liés à une exposition à des pesticides ;
- l’existence éventuelle d’une association entre la distribution spatiale de ces cancers et une exposition potentielle de la population.
Synthèse des travaux réalisés par l’InVS.
L’exposition environnementale à l’amiante, longtemps masquée par le problème de l’exposition professionnelle, a un impact sanitaire encore difficilement quantifiable, mais bien réel. L’Institut de veille sanitaire (InVS) a mené plusieurs études pour évaluer le risque et aider les décideurs à le gérer.